COMMENT ETRE SUR D’OBTENIR SON PRET ?

COMMENT ETRE SUR D’OBTENIR SON PRET ?


Vous avez un projet. Pour le réaliser, une seule solution : obtenir de votre banquier qu’il vous octroie un prêt. Pour cela, il existe des règles à respecter et des méthodes à appliquer. Comment s’y prendre et quelles sont les petites astuces à connaître avant d’aborder votre rendez-vous avec celui qui décidera de votre sort?

Comment s’y prendre ?
Avant toute chose, assurez vous que votre projet est clair et surtout que vous pourrez le présenter nettement à un banquier. Pour cela, il est important de vous munir d’un dossier de présentation le jour de votre rendez vous. Il devra comporter les points suivants :
1) La nature du projet : Le prêt immobilier ?
2) Vos besoins en financement :

– Combien vous faut-il?
– Qu’est ce que j’apporte : Le montant de l’apport personnel ?
3) La garantie financière : personnelle ou hypothécaire ?
4) Votre capacité de remboursement : En 10 ans, 20 ans, 25 ans ?

5) Votre situation actuelle : Salarié, vos revenus, vos crédits en cours…
Sachez que si vous faites une demande de prêt, le banquier va vérifier votre solvabilité. Concrètement cela veut dire : Etes-vous fiché à la Banque de France ou au Fichier des Incidents de Crédit?
Si la réponse est oui, vous n’aurez pas un centime de votre banquier avant d’avoir régularisé votre situation. Pour cela : – Vous allez vous rendre à la Banque de France de votre région et leur demander l’origine du fichage. Une fois les coordonnées de votre créancier obtenus, appelez le pour trouver une solution. La plupart du temps, la seule solution est de payer la somme que vous devez. Si c’est 60€, cela vaut le coup de rembourser pour pouvoir négocier le prêt qui vous intéresse. – Le banquier ne va examiner que les chiffres : le montant de vos revenus, si vous êtes en CDD ou en CDI et depuis combien de temps. – Il va vous demander vos trois derniers relevés bancaires pour vérifier que vous n’êtes pas chaque mois à découvert .Ces éléments vont lui permettre de déterminer votre capacité à rembourser et vont être déterminants pour l’obtention de votre prêt.
Les astuces
Tout d’abord, préparez votre entretien : – Soyez clair, concis, précis et réaliste.
– Le jour de l’entretien, ne négligez pas votre aspect, vous devez inspirer confiance.
– N’hésitez pas à solliciter votre famille ou de vrais amis susceptibles de vous cautionner, si vous pensez que vos garanties sont trop faibles.
– Essayez d’anticiper les problèmes que le banquier ne manquera pas de soulever. Mon avis Obtenir un crédit peut se révéler être un parcours du combattant. Il faut s’y préparer soigneusement afin de mettre toutes les chances de son côté.
Pour obtenir un crédit immobilier, mieux vaut mettre toutes chances de son côté. Voici quatre conseils pour y parvenir sachant qu’un endettement trop élevé, l’absence d’emploi stable, des incidents à répétition sur ses comptes bancaires ou un divorce en instance susciteront les plus grandes réticences de la part des banques.
Première étape, commencez par améliorer votre ratio d’endettement. Pour cela, il est fortement recommandé de solder ses crédits à la consommation et autres prêts personnels, ou au moins de les optimiser par exemple en les regroupant. Ces derniers entrent en effet dans le calcul du taux d’endettement. En général, les banques considèrent que vos revenus mensuels devront être au moins trois fois plus élevés que l’ensemble de vos mensualités. Il ne faut pas espérer faire passer un dossier au-delà d’un taux d’endettement de 40%.
Deuxième étape, il faut aussi se préparer afin de présenter un profil financier irréprochable. La banque va vous demander vos trois derniers relevés de compte, il est donc préférable de veiller à ne pas accumuler les découverts les mois qui précèdent la demande de prêt.
Troisième étape, il faut choisir un établissement financier accordant plus facilement sa confiance aux «fourmis» qu’aux «cigales», un comportement d’épargne régulier (quelques centaines d’euros placés chaque mois sur un PEL par exemple) jouera en votre faveur, et ce même si vous ne souhaitez pas mobiliser cette épargne pour financer votre achat immobilier.
Aides accordées par certaines collectivités
Troisième précaution, parvenir à maximiser son apport personnel. Pour l’acquisition d’une résidence principale les banques exigent généralement un apport personnel d’au moins 10%, en plus des frais divers (frais de notaire et garanties), les frais d’agence étant considérés comme faisant partie du prix de vente. Il faut cependant noter qu’à partir de 20 à 30% d’apport personnel, les taux d’intérêt des crédits deviennent nettement plus intéressants. Il importe donc de doper cet apport personnel, sachant que le prêt épargne logement, le prêt à taux zéro et le prêt 1 % logement sont considérés par les banques comme en faisant partie. Autre piste à explorer: les aides pour accéder à la propriété accordées par certaines collectivités, par exemple à Paris, dans les Hauts-de-Seine, à Nantes, à Toulouse, à Caen ou à Marseille.
Un apport limité voire l’absence d’apport n’est toutefois pas forcément rédhibitoire. Dans le cas d’investissement locatif ou d’un prêt pour travaux, les banques peuvent quelquefois accepter de financer l’intégralité de l’opération. Si cela risque de se ressentir sur le taux d’emprunt, les banques peuvent aussi se montrer moins exigeantes pour un emprunteur jeune qui débute dans la vie professionnelle, considérant qu’il n’a pas eu le temps de se constituer une épargne importante.

Rassurer sur sa situation personnelle
Enfin, il faut autant que possible rassurer la banque sur sa situation professionnelle. Un établissement financier évaluera la stabilité de vos revenus au travers de la nature de votre contrat, votre ancienneté professionnelle et de votre secteur d’activité. «Certains établissements bancaires s’avèrent extrêmement stricts et exigent une ancienneté minimum dans l’emploi de 8 à 12 mois». Pour les professions libérales, les banques exigeront au minimum les bilans des 2 à 3 dernières années.
Sachez enfin que tout fichage à la Banque de France est rédhibitoire. «Préalablement à l’octroi de tout prêt, les banques sont légalement obligées de consulter les fichiers risques de la Banque de France. Elles ne sont pas autorisées à accorder de prêt aux personnes qui sont recensées dans ces fichiers».